Mon Ami Pierre, ou Pierrot pour les intimes, nous a quittés.

Trop tôt tu es parti, et trop tard pour te revoir encore vivant … Je te soupçonne de nous avoir encore fait une blague. Tu étais au courant que notre séjour martiniquais était réservé à partir du 22 janvier (tu nous quittes le 19) et donc tu nous as accueilli le 23 janvier au matin dans la jolie église du François où un grand nombre de ta famille et amis étaient présents.

Nous nous retrouvons donc à tes obsèques : une tristesse profonde s’était installée en moi et pourtant j’étais entourée de gens souriants, plein de bienveillance … mais pourquoi ? Parce que tu étais une belle personne, un homme fort et joyeux, un homme avec un humour grinçant, un homme qui voulait mélanger les genres, un homme qui a su appréhender sa maladie comme « un pied de nez » à la vie.

Bravo Pierre, je suis chanceuse de t’avoir connu, de t’avoir côtoyé de près. La relation amicale de nos 2 couples a été comme une alchimie. Marie Odile a été une épouse formidable, et attentionnée durant ces derniers 18 mois compliqués, face à la maladie qui avait décidé de prendre le dessus. Je suis persuadée que là où tu te trouves tu lui donnes la force et l’énergie pour continuer.

… Tu fais partie de ces personnes battantes qui ont pu se dépasser même avec les douleurs, les freins que pouvaient engendrer l’OI, ta force mentale, que je qualifierais de « surdimensionnée » au regard de ta taille et de ton poids, t’a permis la réalisation d’une vie parfaitement accomplie à tous les niveaux.

Ce récit pourrait être très long, parce que nous avons partagé beaucoup ensemble : rires, discussions, confidences, et bons repas !

Reposes en Paix Pierre, je suis certaine que tu as été bien accueilli !

Bénédicte ALLIOT

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Pierre, je ne te connaissais pas dans l’intimité, néanmoins j’ai l’impression de t’avoir toujours vu au sein de l’AOI, il y a 35 ans, depuis mon arrivée dans l’association. Tu étais d’humeur égale et toujours souriant, nous avons échangé à chacune de nos rencontres, ainsi qu’avec ta douce épouse, si adorable. Tu vas laisser un grand vide.

Mes pensées t’accompagnent …

Annie MOISSIN

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« Un homme qui aimait la vie, cette vie qui ne l’avait pourtant pas épargné. »

Si mes souvenirs sont bons, j’ai fait la connaissance de Pierre en 1985 lors de l’Assemblée Générale qui a vu la création de l’AOI. J’ai tout de suite apprécié sa gentillesse, son humour et c’était toujours avec plaisir que l’on se retrouvait à l’occasion de manifestations de l’AOI. J’ai eu la chance et le plaisir de le rencontrer, avec son épouse Marie-Odile, dans cette île dont il était originaire et qu’il aimait tant. Il savait très bien transmettre son amour pour la Martinique. L’accueil avait été très chaleureux et j’en garde un excellent souvenir.

De Pierre, je garderai l’image d’un homme chaleureux, volontaire et passionné.

Jacky GOINEAU

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J’ai rencontré Pierre pour la première fois en même temps qu’Alain Dietsh au début des années 80 lors de la création de l’APAFO (Association des Personnes Atteintes de Fragilité Osseuse).

Dans les décennies qui ont suivi nous nous sommes croisés par hasard à plusieurs reprises : alors que j’effectuais des missions d’intérim à la Caisse Nationale de Crédit Agricole, quand une de mes amies s’est installée Place d’Italie … et enfin, mais là ce n’est plus un hasard, quand je suis venue pour la première fois aux Journées Nationales de l’AOI au début des années 2000.

Je connaissais très peu Pierre. Lors de ces rencontres fortuites, nous échangions quelques mots et chacun repartait vers sa vie mais je me souviens qu’il parlait peu mais juste. J’ai en mémoire des conversations au cours de repas lors des Journées Nationales notamment sur le thème du regard, de la perception de notre handicap par les personnes valides, sur les préjugés liés au handicap. Je me souviens que les remarques de Pierre étaient toujours pertinentes et justes. Elles vont nous manquer.

Florence MICHEL

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Pierre a partagé à plusieurs reprises des textes très personnels et touchants lors des Journées de l’AOI. Je retiens surtout une chose sur laquelle il insistait, qui peut paraître anecdotique mais qui fait sens pour qui est concerné. Pierre racontait : « Ma mère me disait : « tu es cassé ». Mais je n’étais pas cassé, l’os de mon bras, ou de ma jambe était cassé ! ». C’est juste, et important !

Laurette PARAVANO

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Pierre Bally nous a quittés ce 19 Janvier 2019 ou plutôt s’est définitivement envolé de la côte atlantique de Madinina qu’il chérissait tant.

Il faisait partie de ces pionniers, aventuriers des temps modernes, qui toute leur vie ont lutté contre le destin. Nous avions fait connaissance il y a plus de vingt-cinq ans à Paris où les conseils d’administration de l’AOI se tenaient, parfois dans son appartement, pour faciliter sa participation ; d’emblée nos relations furent chaleureuses. Pierre se démenait, répondait aux appels téléphoniques des parents concernés par l’ostéogenèse imparfaite et éventuellement se rendait à leur domicile avec son fauteuil roulant électrique.

Né trop tôt pour bénéficier des ressources thérapeutiques offertes actuellement aux enfants, il avait été « mis dans du coton » allongé sur une planche en bois pendant plusieurs années pour « éviter les fractures », comme on disait à l’époque.

Evidemment cette immobilisation n’était pas le meilleur choix, mais tout le monde l’ignorait en ces temps-là !

Tous gardent en mémoire ce petit bonhomme d’une forte personnalité, au sourire séducteur et à la voix ferme d’une tonalité particulière. Ses prises de parole, lors des assemblées générales, étaient marquées par le bon sens, ses exposés, plein de sensibilité, ses écrits « A Maïdée » et ceux dans les monographies « Ostéogenèse Imparfaite » en 1991 et 1999, resteront des témoignages tout en finesse pour les futures générations.

Sa vie s’est organisée entre Le François et Paris ; il aimait accueillir en Martinique les amis dans son pavillon au bord de la mer dont l’équipement lui permettait un bain au moins quotidien dans l’océan atlantique.

En ce mois de Janvier, nous avons perdu un ami. Il restera un exemple pour toutes les personnes affectées par l’ostéogenèse Imparfaite : avec de la volonté, il est possible de s’adapter en toutes circonstances.

A Marie-Odile, son épouse, à Jacques, son frère, nous adressons, au nom de toute la communauté OI, nos plus sincères condoléances

Chantal GATINE, Pierre VERHAEGHE

 

 

 

 

 

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